Jeffrey Schmid Trace le parcours économique de la Fed pour 2026 : la croissance de l'offre dépasse la demande

L’approche de la Réserve fédérale pour 2026 repose sur une distinction cruciale que Jeffrey Schmid, président et PDG de la Fed de Kansas City, a récemment soulignée lors du Forum économique d’Albuquerque. Son argument central : la source de la croissance économique importe plus que son ampleur lorsqu’il s’agit de fixer la politique monétaire. Lors d’une allocution mercredi devant des dirigeants d’entreprises et des décideurs régionaux, Schmid a expliqué pourquoi des chiffres de PIB robustes ne justifient pas automatiquement des baisses de taux — et pourquoi comprendre si la croissance provient d’une augmentation de l’offre ou d’une demande en forte hausse déterminera la trajectoire de la Fed jusqu’en 2026.

Perspectives économiques 2026 : où Jeffrey Schmid voit de la force et de la prudence

L’économie américaine a montré de la résilience en 2025, avec une croissance du PIB de 4,4 % au troisième trimestre, portée en grande partie par la consommation des ménages. En parallèle d’une consommation robuste, les investissements dans des projets d’intelligence artificielle ont alimenté une activité économique supplémentaire. Pourtant, cette force comporte des complications que Jeffrey Schmid a soigneusement analysées dans ses propos. Bien que les chiffres de croissance globale semblent encourageants, Schmid adopte une position prudente concernant l’inflation, avertissant contre l’idée que cette forte expansion économique entraîne automatiquement une désinflation.

Sa préoccupation repose sur un principe économique fondamental : toutes les croissances ne se valent pas. Une expansion alimentée par l’offre — grâce à des gains de productivité, des avancées technologiques et des améliorations d’efficacité — tend naturellement à faire baisser l’inflation. À l’inverse, une croissance tirée par la demande, qui apparaît lorsque la consommation des ménages s’accélère, que les conditions de crédit se détendent et que les conditions financières deviennent plus souples, peut alimenter l’inflation. Après près de cinq ans où l’inflation est restée au-dessus de l’objectif de 2 % de la Fed, Schmid a souligné que l’économie pourrait encore fonctionner au-dessus de sa capacité durable, une situation qui exige une politique de restraint plutôt que d’assouplissement.

Le paradoxe de la productivité : le rôle de l’IA dans l’analyse de la croissance de Schmid

Jeffrey Schmid voit dans les tendances récentes de la productivité un signe potentiel d’une expansion alimentée par l’offre. Malgré un recrutement historiquement faible jusqu’en 2025, la productivité des travailleurs a augmenté sans que cela se traduise par une hausse correspondante des effectifs — un schéma suggérant que les entreprises pourraient capter des gains d’efficacité grâce à l’adoption de l’IA et à la gestion des coûts. Ce contexte de faible embauche, faible licenciement et faible démission pourrait représenter de véritables progrès en matière de productivité, soutenant une croissance non inflationniste.

Cependant, Schmid ne s’est pas déclaré vainqueur. Le manque de données suffisantes empêche d’attribuer avec certitude ces gains de productivité uniquement à l’IA, et il a reconnu que l’investissement des entreprises dans l’IA elle-même a également contribué à une croissance tirée par la demande. Cette contradiction illustre le défi auquel sont confrontés les décideurs : l’innovation technologique peut simultanément augmenter la capacité d’offre tout en alimentant la pression sur la demande. Schmid reste optimiste quant à la possibilité que l’IA et d’autres innovations débloquent un « cycle de croissance non inflationniste, alimentée par l’offre », mais le calendrier reste incertain.

La politique monétaire à un carrefour : l’appel à la prudence de Schmid

La décision du Comité fédéral du marché ouvert (FOMC) en janvier de suspendre les baisses de taux s’aligne avec l’évaluation de Schmid. Le double mandat de la Fed — maintenir l’inflation proche de 2 % et soutenir l’emploi maximal — exige de maintenir une politique monétaire stable lorsque l’inflation reste proche de 3 %. Pour Schmid, il ne s’agit pas de resserrer davantage ; il s’agit de refuser d’assouplir tant que la nature de la croissance actuelle n’est pas clairement identifiée.

Son argument central a des implications profondes : si la croissance est tirée par la demande, une baisse des taux aggraverait l’inflation et serait contre-productive. Seule une expansion alimentée par l’offre justifie un assouplissement monétaire. Jusqu’à ce que les décideurs puissent distinguer définitivement ces deux sources de croissance, la voie prudente consiste à maintenir une posture relativement restrictive. La réaction de la banque centrale aux chocs de prix déterminera si la pression inflationniste est temporaire ou si elle s’ancre dans l’économie, rendant cette distinction essentielle avant de modifier la politique.

Réduire l’empreinte de la Fed : stratégie de bilan à venir

Au-delà de la politique de taux, Jeffrey Schmid a exposé une vision pour le bilan de la Fed qui privilégie la normalisation du marché plutôt que la gestion de crise. Il estime que la Fed détient actuellement une empreinte excessive sur les marchés financiers — un héritage des interventions durant la pandémie — qui devrait progressivement diminuer. Selon lui, le bilan ne devrait s’élargir que dans la mesure nécessaire pour le contrôle des taux et la gestion de la liquidité, avec une réduction éventuelle lorsque les conditions économiques le permettront.

Sa prescription précise consiste à poursuivre le dénouement des titres adossés à des hypothèques, permettant à la Fed de se diriger vers un bilan plus petit, axé principalement sur les Treasuries. Cette réorientation stratégique reflète le jugement que les mesures extraordinaires, si elles étaient justifiées en période de crise, ne devraient pas devenir permanentes. En resserrant la présence de la Fed sur les marchés, les décideurs peuvent mieux évaluer les prix de marché réels et réduire le risque moral associé à une intervention prolongée de la banque centrale — une transition que Schmid considère comme essentielle pour la stabilité financière à long terme.

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