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Surplus mondial de sucre : pourquoi les prix du sucre à Londres continuent de faire face à des vents contraires en 2026
Les marchés des matières premières envoient un message clair : le sucre reste sous pression. D’après la dernière analyse de Barchart, le sucre mondial NY #11 de mars (SBH26) a clôturé lundi en hausse de 0,06 cent (+0,41 %), tandis que le sucre blanc ICE Londres #5 de mars (SWH26) a reculé de 4,70 cents (-1,12 %). Malgré le dollar faible qui soutient les prix à New York, les échanges de sucre à Londres ont révélé une divergence de sentiment de marché — un signe révélateur d’un excès structurel de l’offre pesant sur le marché. Le contexte de ces mouvements de prix raconte une histoire d’abondance de la production, qui ne montre aucun signe de ralentissement.
Forte hausse record de l’offre dans les principales nations productrices
Le défi fondamental auquel sont confrontés les négociants en sucre est simple : le monde produit trop de sucre. Le Brésil, leader mondial de la production, continue d’étendre fortement sa production. Conab a relevé en début novembre sa prévision de production de sucre 2025/26 à 45 MMT, signalant que les attentes de récolte record restent intactes. Plus précisément, les sucreries brésiliennes ont déplacé leur priorité vers la production d’édulcorants plutôt que vers l’éthanol, le ratio de canne broyée pour le sucre passant à 50,82 % en 2025/26 contre 48,16 % l’année précédente.
L’Inde, deuxième plus grand producteur de sucre au monde, est apparue comme un moteur d’offre encore plus agressif. L’India Sugar Mill Association (ISMA) a indiqué une hausse spectaculaire de 22 % en glissement annuel de la production de sucre à mi-janvier, atteignant 15,9 MMT. L’ISMA a ensuite relevé sa prévision de production pour toute la campagne 2025/26 à 31 MMT — soit +18,8 % par rapport à l’année précédente. Point crucial : l’association a réduit son estimation du sucre détourné vers la production d’éthanol de 5 MMT à 3,4 MMT, ce qui signifie que beaucoup plus de sucre indien alimentera les marchés d’exportation.
La Thaïlande, troisième plus grand producteur au monde et deuxième plus grand exportateur, stimule elle aussi l’offre. La Thai Sugar Millers Corp a projeté une hausse de 5 % en glissement annuel de la récolte 2025/26 à 10,5 MMT, ajoutant une nouvelle couche de pression liée à l’excès d’offre mondial.
Les quotas d’exportation cèdent face à une inondation du marché
Le changement de politique de l’Inde représente un moment charnière pour les marchés mondiaux du sucre. Après avoir introduit des quotas d’exportation en 2022/23, à la suite de déficits de production, le gouvernement indien a inversé sa trajectoire. Le ministère de l’alimentation a autorisé 1,5 MMT d’exportations de sucre en 2025/26, avec des augmentations supplémentaires possibles à mesure que l’offre intérieure s’accumule. Cette libéralisation fait suite à l’acceptation par le gouvernement d’un excès de l’offre intérieure persistant — un problème que des niveaux de production plus élevés ne font qu’aggraver.
Des prévisions concurrentes qui convergent toutes vers un excès d’offre
Plusieurs prévisionnistes internationaux ont quantifié le défi de l’offre. L’International Sugar Organization (ISO) a projeté un excédent de 1,625 million MT pour 2025-26, un retournement spectaculaire par rapport au déficit de 2,916 millions MT en 2024-25. L’ISO a attribué ce revirement à une hausse de la production en Inde, en Thaïlande et au Pakistan, prévoyant une progression de 3,2 % en glissement annuel de la production mondiale, à 181,8 millions MT.
Encore plus pessimiste, la maison de négoce Czarnikow a relevé son estimation d’excédent mondial 2025/26 à 8,7 MMT, contre 7,5 MMT projetés seulement quelques mois plus tôt. La prévision de décembre de l’USDA n’a pas été plus encourageante : elle a projeté que la production mondiale 2025/26 augmenterait de 4,6 % pour atteindre un record de 189,318 MMT — bien au-dessus de la hausse de 1,4 % de la consommation humaine, à 177,921 MMT. L’écart qui s’élargit entre la production et la consommation de la demande explique pourquoi le sucre à Londres et d’autres marchés à terme restent sous pression.
Un bref répit possible, mais pas tout de suite
Un point positif, modestement, existe à l’horizon. Le cabinet-conseil Safras & Mercado a estimé que la production de sucre brésilienne diminuerait de 3,91 % en 2026/27 pour s’établir à 41,8 MMT, contre 43,5 MMT attendus en 2025/26. La société a également prévu une baisse de 11 % en glissement annuel des exportations brésiliennes de sucre, à 30 MMT. Toutefois, ce répit reste à 18 mois, n’apportant qu’un faible réconfort aux acteurs actuels du marché confrontés à l’abondance d’aujourd’hui.
Covrig Analytics a proposé une perspective plus nuancée, en relevant son estimation d’excédent 2025/26 à 4,7 MMT, mais en prévoyant que l’excédent 2026/27 se modérerait à 1,4 MMT, les prix faibles dissuadant les futures plantations. Cette dynamique illustre la façon dont les marchés des matières premières se corrigent d’eux-mêmes, même si le processus d’ajustement peut être prolongé et douloureux pour les producteurs.
Le résultat final pour le négoce du sucre
Le marché du sucre fait face à un vent contraire classique du côté de l’offre : les incitations à produire créées par des prix historiquement élevés se sont matérialisées sous forme d’un excès d’offre au moment même où ces prix se normalisent. La faiblesse persistante du sucre à Londres par rapport à New York reflète l’intensité des pressions exercées par l’offre en Europe et en Asie. L’analyse matières premières de Barchart suggère que les traders devraient s’attendre à une évolution des prix latérale à la baisse, jusqu’à ce que les intentions de production s’ajustent pour tenir compte de l’économie actuelle. L’excédent d’offre mondial s’érodera progressivement, mais pas avant d’avoir mis à l’épreuve la patience — et les positions — des acteurs du marché qui parient sur un redressement rapide.