Les enseignants se mobilisent le lundi 2 mars : horaire de la marche vers le Congrès et principales revendications

La Confédération des Travailleurs de l’Éducation (Ctera) a appelé à une grève nationale des enseignants le lundi 2 mars, ce qui a entraîné une paralysie massive dans les écoles publiques et privées du pays. La décision a été ratifiée lors du Congrès Ordinaire et Extraordinaire de l’organisation, tenu le 20 février. Cette grève a marqué une étape importante : c’est la première fois en six ans qu’une mobilisation de cette envergure a lieu au début de l’année scolaire dans la province de Buenos Aires.

11h30 au Cabildo : quand commence la marche nationale des enseignants

La journée de protestation a inclus une concentration massive à Buenos Aires, réunie à partir de 11h30 au Cabildo, situé à l’intersection de l’avenue de Mayo et de Bolívar. De là, les enseignants se sont mobilisés vers le Congrès national pour faire entendre leurs revendications devant le siège du pouvoir législatif. L’initiative a rassemblé des travailleurs de l’éducation de La Quiaca à Tierra del Fuego, formant un mouvement à portée nationale.

Sonia Alesso, secrétaire générale de Ctera, a qualifié ce moment de « début d’année très, très complexe » et a souligné que le secteur éducatif a maintenu des actions et mobilisations « toute l’année dernière avec des manifestations, des campements et des mesures de force à l’échelle provinciale et nationale » pour exiger des améliorations du budget éducatif.

Grève nationale des enseignants : les motifs de la revendication de Ctera et du Front d’Unité

Les organisations syndicales d’enseignants ont présenté un cahier de revendications comprenant la convocation immédiate à la négociation nationale, une augmentation salariale dépassant l’inflation et restaurant le pouvoir d’achat, ainsi que la restitution du FONID — fonds que le gouvernement de Milei aurait considéré comme supprimé.

María Laura Torre, secrétaire générale adjointe de Suteba, a déclaré que la revendication principale est le manque de financement pour l’éducation. « De La Quiaca à Tierra del Fuego, nous dénonçons l’absence de financement, et nous exigeons qu’on nous rende le FONID qui a été supprimé », a-t-elle indiqué en référence à l’échelle nationale de la protestation.

Le Syndicat Argentin des Enseignants Privés a publié un communiqué rejetant à la fois le projet de Modernisation du Travail et les initiatives de réforme éducative impulsées par le gouvernement national, qualifiant ces mesures de « grave recul historique en matière de droits du travail, d’éducation et de justice sociale ». Le syndicat a souligné que ces mesures affectent directement le présent et l’avenir de l’enseignement et de l’éducation publique en Argentine.

Parmi les autres revendications figurent le rejet de la Loi de Liberté Éducative et de toute initiative qui marchandiserait l’éducation, l’amélioration des conditions de travail avec une infrastructure adéquate et des ressources pédagogiques, la stabilité de l’emploi et la défense des régimes de retraite des enseignants.

Année scolaire 2026 suspendue : comment la grève a impacté les provinces

La mesure de force a eu des conséquences immédiates sur le calendrier scolaire. Dans 15 provinces, dont Buenos Aires, le début de l’année scolaire 2026 a été reporté d’un jour. La province de Buenos Aires a été particulièrement touchée : environ cinq millions d’élèves ont vu le début des cours retardé en raison de l’action syndicale du Front d’Unité des Enseignants.

Hugo Yasky, secrétaire général de la CTA, a exprimé son soutien à la mobilisation des enseignants via les réseaux sociaux, remettant en question les politiques du président. La Confédération des Travailleurs de l’Éducation a partagé des images du début de la marche dans différents points du pays, illustrant l’étendue géographique de la protestation.

Bien que Ctera ait appelé spécifiquement à la grève pour le lundi 2 mars sans indiquer qu’elle se prolongerait, l’incertitude quant à la reprise des cours a suscité des inquiétudes chez les parents. On s’attendait à ce qu’une grande partie du pays reprenne ses activités à partir du mardi 3 mars, un jour après la date initiale du calendrier scolaire.

Le plan d’action des enseignants se poursuit avec des caravanes, des campements et d’autres mobilisations à travers tout le pays, montrant que cette protestation constitue une stratégie de lutte prolongée pour faire en sorte que le gouvernement réponde aux revendications éducatives du secteur.

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