Pas encore midi le 20 février, le Bitcoin a soudainement bondi d’environ 66 500 $ à 67 800 $, tandis qu’Ethereum atteignait la zone de 1 960 $ et XRP s’accélérait à 1,43 $. Ce mouvement brusque n’est pas une coïncidence — le marché des cryptomonnaies réagissait à une décision historique récemment rendue par la Cour suprême des États-Unis dans un litige majeur concernant le pouvoir tarifaire du président Trump. Cependant, cette dynamique n’a pas perduré. En fin d’après-midi, le Bitcoin est redescendu à 66,13K $, en baisse de 3,07 % sur 24 heures, Ethereum a chuté à 1,96K $ (-4,86 %), et XRP est revenu à 1,38 $ (-3,89 %). Cette volatilité reflète un sentiment de marché ambigu : optimisme quant à la limitation du pouvoir exécutif de Trump, mais inquiétude face à un agenda politique encore à venir.
Origines du litige : comment la guerre tarifaire de Trump est devenue une affaire judiciaire majeure
Le litige ayant conduit cette affaire devant la Cour suprême a débuté avec la décision audacieuse de Trump le 2 avril de l’année dernière. À cette date, le président annonçait ce qu’il appelait la « Journée de la libération », en imposant des tarifs étendus — 25 % sur les importations du Canada et du Mexique, des dizaines de pourcents sur les produits chinois, et des « représailles tarifaires » sur presque tous les pays — sans consultation du Congrès. L’administration Trump soutenait que le déficit commercial constituait une urgence nationale, lui conférant le pouvoir d’utiliser la loi sur le pouvoir économique d’urgence internationale (IEEPA), une réglementation de 1977 conçue à l’origine pour gérer des crises de sécurité, pas le commerce ordinaire.
Plusieurs grandes entreprises et 12 États démocrates ont rapidement contesté cette décision en intentant un procès contre le président. Ils remettaient en question : le président dispose-t-il réellement de l’autorité légale pour agir ainsi ? C’est le cœur du litige qui a finalement été porté devant la plus haute juridiction.
Décision historique : la Cour suprême remet en question l’autorité du président
Le matin du 20 février, la Cour suprême a rendu la décision tant attendue. Par un vote de 6 contre 3, les juges ont statué que le président Trump avait dépassé ses pouvoirs. Le président de la Cour, John Roberts, a écrit dans la décision officielle : « Nous concluons que l’IEEPA ne confère pas au président le pouvoir d’imposer des tarifs. »
Cette décision est très précise dans sa portée. Elle annule tous les tarifs imposés en vertu de l’IEEPA, notamment :
25 % sur la majorité des importations canadiennes
25 % sur la majorité des importations mexicaines
10 % ou plus sur de nombreux produits chinois
10 % de « représailles tarifaires » sur tous les pays
Cependant, cette décision ne supprime pas les tarifs imposés par d’autres réglementations telles que la section 301, la section 232, ou d’autres lois commerciales — ce qui signifie que les tarifs sur la Chine (7,5-25 %), l’acier (25 %) et l’aluminium (10 %) restent en vigueur. En résumé, ce litige crée une situation complexe : certains tarifs sont annulés, d’autres restent en place.
Trump rejette la décision : « La justice est influencée par des intérêts étrangers »
La réaction de Trump a été rapide et furieuse. Le président a qualifié cette décision de la Cour suprême de « très décevante » et a exprimé sa honte envers « certains membres de la cour ». Il a même allégué que la cour avait été « influencée par des intérêts étrangers ».
Dans une déclaration, Trump a argumenté que cette décision était absurde — selon lui, il pourrait imposer un embargo total qui détruirait l’économie d’autres pays, mais pas appliquer un seul dollar de tarifs. « Les pays étrangers sont contents de cette décision, mais ils ne danseront pas longtemps », a-t-il déclaré, laissant entendre qu’une étape suivante était en préparation.
Le président a ensuite évoqué d’autres lois encore en sa possession — la Loi sur l’expansion du commerce de 1962, la Loi sur le commerce de 1974, et la Loi sur les tarifs de 1930 — comme preuve qu’il dispose toujours d’outils juridiques pour poursuivre son programme tarifaire.
Même avant l’annonce de cette décision, Trump avait laissé entendre qu’il prendrait « des mesures contre » la Cour suprême elle-même.
Perspective de la communauté crypto : une victoire pour le contrôle des pouvoirs ?
Billy Markus, co-créateur de Dogecoin (DOGE), a saisi l’occasion pour critiquer l’administration Trump. Sur Twitter le 20 février, Markus a qualifié le gouvernement de « incompétent » et a suggéré que « le système de contrôle des pouvoirs fonctionne mieux que de continuer à essayer de faire tout ce qu’on veut à tout moment. »
Ce commentaire reflète une inquiétude plus large dans la communauté crypto et sur les marchés quant à la concentration du pouvoir exécutif et ses implications à long terme.
Bitcoin, Ethereum, XRP : une poussée éphémère et la réalité du marché
La réaction initiale du marché crypto laissait penser à un optimisme passager. Mais la volatilité a finalement révélé la complexité de la situation :
Bitcoin a bondi de 66 500 $ à 67 800 $ au début de l’annonce, mais est rapidement redescendu à 66,13K $ en fin de journée, en baisse de 3,07 % sur 24 heures. Ethereum, qui avait initialement grimpé de 1 930 $ à 1 960 $, se négocie maintenant à 1,96K $ avec une baisse de 4,86 %. XRP a augmenté de 1,38 $ à 1,43 $, mais est revenu à 1,38 $, en baisse de 3,89 %.
Aucun de ces trois actifs n’a réussi à maintenir la dynamique initiale, montrant que le marché n’est pas encore totalement convaincu des implications à long terme de la décision de la Cour suprême.
Et après ? Litiges et nouvelles politiques
Yaroslav Patsira, directeur de la section chez CEX.IO, offre une perspective prudente. Dans un commentaire transmis aux médias, Patsira indique que l’annulation du pouvoir tarifaire sera « probablement positive pour la crypto, du moins au début. » Mais il rappelle aussi que l’administration Trump pourrait élaborer de nouvelles lois pour poursuivre son agenda tarifaire, comme l’a laissé entendre le ministre des Finances Scott Bessent en décembre.
En résumé : ce litige pourrait n’être qu’une étape, mais la bataille juridique et politique sur les tarifs — et leur impact sur les actifs crypto et l’économie mondiale — est loin d’être terminée. Le marché crypto reste partagé entre l’espoir d’un contrôle accru du pouvoir exécutif et la crainte de nouvelles manœuvres créatives de la part d’un gouvernement qui ne semble pas prêt à abandonner cette lutte.
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Litiges sur la tarification de Trump : la Cour suprême annule le pouvoir, le marché crypto réagit
Pas encore midi le 20 février, le Bitcoin a soudainement bondi d’environ 66 500 $ à 67 800 $, tandis qu’Ethereum atteignait la zone de 1 960 $ et XRP s’accélérait à 1,43 $. Ce mouvement brusque n’est pas une coïncidence — le marché des cryptomonnaies réagissait à une décision historique récemment rendue par la Cour suprême des États-Unis dans un litige majeur concernant le pouvoir tarifaire du président Trump. Cependant, cette dynamique n’a pas perduré. En fin d’après-midi, le Bitcoin est redescendu à 66,13K $, en baisse de 3,07 % sur 24 heures, Ethereum a chuté à 1,96K $ (-4,86 %), et XRP est revenu à 1,38 $ (-3,89 %). Cette volatilité reflète un sentiment de marché ambigu : optimisme quant à la limitation du pouvoir exécutif de Trump, mais inquiétude face à un agenda politique encore à venir.
Origines du litige : comment la guerre tarifaire de Trump est devenue une affaire judiciaire majeure
Le litige ayant conduit cette affaire devant la Cour suprême a débuté avec la décision audacieuse de Trump le 2 avril de l’année dernière. À cette date, le président annonçait ce qu’il appelait la « Journée de la libération », en imposant des tarifs étendus — 25 % sur les importations du Canada et du Mexique, des dizaines de pourcents sur les produits chinois, et des « représailles tarifaires » sur presque tous les pays — sans consultation du Congrès. L’administration Trump soutenait que le déficit commercial constituait une urgence nationale, lui conférant le pouvoir d’utiliser la loi sur le pouvoir économique d’urgence internationale (IEEPA), une réglementation de 1977 conçue à l’origine pour gérer des crises de sécurité, pas le commerce ordinaire.
Plusieurs grandes entreprises et 12 États démocrates ont rapidement contesté cette décision en intentant un procès contre le président. Ils remettaient en question : le président dispose-t-il réellement de l’autorité légale pour agir ainsi ? C’est le cœur du litige qui a finalement été porté devant la plus haute juridiction.
Décision historique : la Cour suprême remet en question l’autorité du président
Le matin du 20 février, la Cour suprême a rendu la décision tant attendue. Par un vote de 6 contre 3, les juges ont statué que le président Trump avait dépassé ses pouvoirs. Le président de la Cour, John Roberts, a écrit dans la décision officielle : « Nous concluons que l’IEEPA ne confère pas au président le pouvoir d’imposer des tarifs. »
Cette décision est très précise dans sa portée. Elle annule tous les tarifs imposés en vertu de l’IEEPA, notamment :
Cependant, cette décision ne supprime pas les tarifs imposés par d’autres réglementations telles que la section 301, la section 232, ou d’autres lois commerciales — ce qui signifie que les tarifs sur la Chine (7,5-25 %), l’acier (25 %) et l’aluminium (10 %) restent en vigueur. En résumé, ce litige crée une situation complexe : certains tarifs sont annulés, d’autres restent en place.
Trump rejette la décision : « La justice est influencée par des intérêts étrangers »
La réaction de Trump a été rapide et furieuse. Le président a qualifié cette décision de la Cour suprême de « très décevante » et a exprimé sa honte envers « certains membres de la cour ». Il a même allégué que la cour avait été « influencée par des intérêts étrangers ».
Dans une déclaration, Trump a argumenté que cette décision était absurde — selon lui, il pourrait imposer un embargo total qui détruirait l’économie d’autres pays, mais pas appliquer un seul dollar de tarifs. « Les pays étrangers sont contents de cette décision, mais ils ne danseront pas longtemps », a-t-il déclaré, laissant entendre qu’une étape suivante était en préparation.
Le président a ensuite évoqué d’autres lois encore en sa possession — la Loi sur l’expansion du commerce de 1962, la Loi sur le commerce de 1974, et la Loi sur les tarifs de 1930 — comme preuve qu’il dispose toujours d’outils juridiques pour poursuivre son programme tarifaire.
Même avant l’annonce de cette décision, Trump avait laissé entendre qu’il prendrait « des mesures contre » la Cour suprême elle-même.
Perspective de la communauté crypto : une victoire pour le contrôle des pouvoirs ?
Billy Markus, co-créateur de Dogecoin (DOGE), a saisi l’occasion pour critiquer l’administration Trump. Sur Twitter le 20 février, Markus a qualifié le gouvernement de « incompétent » et a suggéré que « le système de contrôle des pouvoirs fonctionne mieux que de continuer à essayer de faire tout ce qu’on veut à tout moment. »
Ce commentaire reflète une inquiétude plus large dans la communauté crypto et sur les marchés quant à la concentration du pouvoir exécutif et ses implications à long terme.
Bitcoin, Ethereum, XRP : une poussée éphémère et la réalité du marché
La réaction initiale du marché crypto laissait penser à un optimisme passager. Mais la volatilité a finalement révélé la complexité de la situation :
Bitcoin a bondi de 66 500 $ à 67 800 $ au début de l’annonce, mais est rapidement redescendu à 66,13K $ en fin de journée, en baisse de 3,07 % sur 24 heures. Ethereum, qui avait initialement grimpé de 1 930 $ à 1 960 $, se négocie maintenant à 1,96K $ avec une baisse de 4,86 %. XRP a augmenté de 1,38 $ à 1,43 $, mais est revenu à 1,38 $, en baisse de 3,89 %.
Aucun de ces trois actifs n’a réussi à maintenir la dynamique initiale, montrant que le marché n’est pas encore totalement convaincu des implications à long terme de la décision de la Cour suprême.
Et après ? Litiges et nouvelles politiques
Yaroslav Patsira, directeur de la section chez CEX.IO, offre une perspective prudente. Dans un commentaire transmis aux médias, Patsira indique que l’annulation du pouvoir tarifaire sera « probablement positive pour la crypto, du moins au début. » Mais il rappelle aussi que l’administration Trump pourrait élaborer de nouvelles lois pour poursuivre son agenda tarifaire, comme l’a laissé entendre le ministre des Finances Scott Bessent en décembre.
En résumé : ce litige pourrait n’être qu’une étape, mais la bataille juridique et politique sur les tarifs — et leur impact sur les actifs crypto et l’économie mondiale — est loin d’être terminée. Le marché crypto reste partagé entre l’espoir d’un contrôle accru du pouvoir exécutif et la crainte de nouvelles manœuvres créatives de la part d’un gouvernement qui ne semble pas prêt à abandonner cette lutte.