La France entre dans une phase décisive pour la régulation des crypto-monnaies alors que les entreprises font face à une date limite stricte pour l’autorisation Mica dans le cadre du marché européen des crypto-actifs.
Le régime transitoire en France se termine le 1er juillet 2026
Le régulateur français, l’AMF, a rappelé à tous les Prestataires de Services sur Actifs Numériques (DASPs) que le régime transitoire expirera le 1er juillet 2026. En vertu de ce régime, les entreprises actives avant l’entrée en vigueur du règlement européen MiCA pouvaient continuer à offrir des services de crypto-actifs en France sans licence complète.
Cependant, ces prestataires disposent désormais d’un calendrier strict. Les DASPs qui souhaitent continuer à opérer doivent obtenir une autorisation en tant que Prestataire de Services sur Actifs Crypto (CASP) conformément à MiCA. L’AMF invite toute entreprise n’ayant pas encore déposé de dossier à soumettre un dossier d’autorisation complet dans les plus brefs délais.
De plus, le régulateur insiste sur le fait que l’attention doit être portée à la qualité et à l’exhaustivité de chaque demande. Les DASPs qui ne prévoient pas de poursuivre leurs activités après la fin du régime transitoire sont invités à préparer une cessation ordonnée de leurs activités à l’avance, en laissant suffisamment de temps pour protéger les clients.
Base juridique et portée de la période transitoire
Conformément à l’Article 143 du Règlement sur les marchés de crypto-actifs et à l’Article 8 III de la loi DDADUE du 9 mars 2023, les DASPs enregistrés ou agréés en France ont bénéficié d’un cadre temporaire. Ceux offrant des services listés au 5° de l’article L. 54-10-2 du Code monétaire et financier avant l’entrée en vigueur de MiCA pouvaient continuer à servir leurs clients jusqu’au 1er juillet 2026.
Cela dit, une fois la date limite dépassée, seuls les CASPs autorisés conformément à MiCA seront autorisés à fournir des services de crypto-actifs en France. Cela marque un changement réglementaire clair, passant d’un enregistrement national à une licence harmonisée européenne.
Conditions pour opérer en tant que CASP après la date limite
À partir du 1er juillet 2026, les prestataires ne pourront opérer en France que s’ils sont CASPs autorisés en vertu de MiCA. Ils peuvent le faire soit en obtenant une autorisation formelle auprès de leur autorité nationale compétente, qui est l’AMF pour les candidats établis en France, soit via une procédure de notification.
En particulier, certaines entités financières peuvent se fonder sur le mécanisme de notification prévu à l’Article 60 de MiCA. Cependant, cela n’est possible que si elles remplissent les conditions d’éligibilité à la procédure et si la notification soumise à l’autorité nationale compétente est jugée complète par celle-ci.
De plus, les CASPs sont soumis à une double couche d’obligations. Il existe des exigences générales applicables à tous les services et des règles supplémentaires adaptées à chaque type spécifique de service de crypto-actifs. Celles-ci incluent des normes organisationnelles, de conduite et prudentielles visant à renforcer la protection des investisseurs.
Passeport européen et liste blanche des prestataires autorisés
Les CASPs autorisés en vertu de MiCA pourront bénéficier du mécanisme de passeport européen. Cela leur permet de fournir leurs services dans d’autres États membres de l’Union européenne une fois qu’ils sont dûment agréés dans une seule juridiction, comme la France.
De plus, l’AMF maintient une liste blanche publique des CASPs autorisés, permettant aux utilisateurs de vérifier quelles entités sont autorisées à opérer. La liste est disponible sur le site de l’AMF et devrait devenir un point de référence clé pour les investisseurs et contreparties dans toute la région.
Appel de l’ESMA à une préparation anticipée
Dans une déclaration publiée en décembre 2025, l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) a invité tous les acteurs du marché à anticiper la fin de la période transitoire. L’autorité a souligné que les délais d’examen pour les licences CASP sous MiCA peuvent durer jusqu’à quatre mois une fois le dossier complet déposé.
Cependant, l’AMF note que les dossiers initiaux reçus des candidats sont rarement complets lors de la première soumission. Des clarifications ou même des modifications substantielles sont souvent demandées avant que le dossier ne soit considéré comme complet et susceptible de conduire à une décision favorable. Ce processus itératif peut entraîner des retards supplémentaires pour les entreprises.
Cela dit, le régulateur français encourage vivement les DASPs souhaitant poursuivre leurs activités à déposer leurs demandes MiCA sans attendre le dernier moment. Il réaffirme que la rigueur et la qualité du dossier seront cruciales pour une revue fluide et rapide.
Implications pour les prestataires non conformes
L’AMF a souligné les conséquences juridiques pour les prestataires qui ne se conformeraient pas d’ici le 1er juillet 2026. Toute entreprise continuant à offrir des services de crypto-actifs en France sans autorisation CASP après cette date risque une peine de prison de deux ans et une amende de 30 000 €, conformément aux Articles L. 54-10-4 et L. 572-23 du Code monétaire et financier.
De plus, les autorités surveilleront la conformité et pourront engager des actions de sanction en cas d’infractions. L’AMF peut publier une liste noire des prestataires non enregistrés et émettre des avertissements publics. Si nécessaire, elle peut également engager des poursuites pour bloquer l’accès aux sites web des prestataires non autorisés.
Cessation ordonnée des activités et protection des clients
Les DASPs qui prévoient de ne pas être en mesure de se conformer à MiCA le 1er juillet 2026 sont fortement encouragés à planifier une cessation ordonnée de leurs activités. L’AMF recommande à ces prestataires de limiter leurs opérations aux seules activités strictement nécessaires à la liquidation de leur entreprise à partir du 30 mars 2026, au plus tard.
Ce plan de liquidation doit prioriser la protection des détenteurs de crypto-actifs. Il doit garantir que les clients puissent récupérer leurs actifs, soit en les transférant à un CASP autorisé à opérer en France, soit en les vendant, avec un préavis suffisant. Ces mesures visent à éviter les perturbations du marché et les pertes pour les clients durant la transition.
Dans ce contexte, les entreprises se préparant à l’autorisation Mica ou, à défaut, à une sortie ordonnée joueront un rôle central dans la construction d’un écosystème crypto plus sûr et plus transparent en France et dans toute l’Union européenne.
En résumé, la fin du régime transitoire le 1er juillet 2026 marque un tournant pour les prestataires de services de crypto-actifs en France, les obligeant soit à obtenir des licences conformes à MiCA, soit à quitter le marché de manière ordonnée et centrée sur le client.
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La France fixe la date limite de 2026 pour l'autorisation Mica alors que l'AMF renforce les règles pour les prestataires de services cryptographiques
La France entre dans une phase décisive pour la régulation des crypto-monnaies alors que les entreprises font face à une date limite stricte pour l’autorisation Mica dans le cadre du marché européen des crypto-actifs.
Le régime transitoire en France se termine le 1er juillet 2026
Le régulateur français, l’AMF, a rappelé à tous les Prestataires de Services sur Actifs Numériques (DASPs) que le régime transitoire expirera le 1er juillet 2026. En vertu de ce régime, les entreprises actives avant l’entrée en vigueur du règlement européen MiCA pouvaient continuer à offrir des services de crypto-actifs en France sans licence complète.
Cependant, ces prestataires disposent désormais d’un calendrier strict. Les DASPs qui souhaitent continuer à opérer doivent obtenir une autorisation en tant que Prestataire de Services sur Actifs Crypto (CASP) conformément à MiCA. L’AMF invite toute entreprise n’ayant pas encore déposé de dossier à soumettre un dossier d’autorisation complet dans les plus brefs délais.
De plus, le régulateur insiste sur le fait que l’attention doit être portée à la qualité et à l’exhaustivité de chaque demande. Les DASPs qui ne prévoient pas de poursuivre leurs activités après la fin du régime transitoire sont invités à préparer une cessation ordonnée de leurs activités à l’avance, en laissant suffisamment de temps pour protéger les clients.
Base juridique et portée de la période transitoire
Conformément à l’Article 143 du Règlement sur les marchés de crypto-actifs et à l’Article 8 III de la loi DDADUE du 9 mars 2023, les DASPs enregistrés ou agréés en France ont bénéficié d’un cadre temporaire. Ceux offrant des services listés au 5° de l’article L. 54-10-2 du Code monétaire et financier avant l’entrée en vigueur de MiCA pouvaient continuer à servir leurs clients jusqu’au 1er juillet 2026.
Cela dit, une fois la date limite dépassée, seuls les CASPs autorisés conformément à MiCA seront autorisés à fournir des services de crypto-actifs en France. Cela marque un changement réglementaire clair, passant d’un enregistrement national à une licence harmonisée européenne.
Conditions pour opérer en tant que CASP après la date limite
À partir du 1er juillet 2026, les prestataires ne pourront opérer en France que s’ils sont CASPs autorisés en vertu de MiCA. Ils peuvent le faire soit en obtenant une autorisation formelle auprès de leur autorité nationale compétente, qui est l’AMF pour les candidats établis en France, soit via une procédure de notification.
En particulier, certaines entités financières peuvent se fonder sur le mécanisme de notification prévu à l’Article 60 de MiCA. Cependant, cela n’est possible que si elles remplissent les conditions d’éligibilité à la procédure et si la notification soumise à l’autorité nationale compétente est jugée complète par celle-ci.
De plus, les CASPs sont soumis à une double couche d’obligations. Il existe des exigences générales applicables à tous les services et des règles supplémentaires adaptées à chaque type spécifique de service de crypto-actifs. Celles-ci incluent des normes organisationnelles, de conduite et prudentielles visant à renforcer la protection des investisseurs.
Passeport européen et liste blanche des prestataires autorisés
Les CASPs autorisés en vertu de MiCA pourront bénéficier du mécanisme de passeport européen. Cela leur permet de fournir leurs services dans d’autres États membres de l’Union européenne une fois qu’ils sont dûment agréés dans une seule juridiction, comme la France.
De plus, l’AMF maintient une liste blanche publique des CASPs autorisés, permettant aux utilisateurs de vérifier quelles entités sont autorisées à opérer. La liste est disponible sur le site de l’AMF et devrait devenir un point de référence clé pour les investisseurs et contreparties dans toute la région.
Appel de l’ESMA à une préparation anticipée
Dans une déclaration publiée en décembre 2025, l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) a invité tous les acteurs du marché à anticiper la fin de la période transitoire. L’autorité a souligné que les délais d’examen pour les licences CASP sous MiCA peuvent durer jusqu’à quatre mois une fois le dossier complet déposé.
Cependant, l’AMF note que les dossiers initiaux reçus des candidats sont rarement complets lors de la première soumission. Des clarifications ou même des modifications substantielles sont souvent demandées avant que le dossier ne soit considéré comme complet et susceptible de conduire à une décision favorable. Ce processus itératif peut entraîner des retards supplémentaires pour les entreprises.
Cela dit, le régulateur français encourage vivement les DASPs souhaitant poursuivre leurs activités à déposer leurs demandes MiCA sans attendre le dernier moment. Il réaffirme que la rigueur et la qualité du dossier seront cruciales pour une revue fluide et rapide.
Implications pour les prestataires non conformes
L’AMF a souligné les conséquences juridiques pour les prestataires qui ne se conformeraient pas d’ici le 1er juillet 2026. Toute entreprise continuant à offrir des services de crypto-actifs en France sans autorisation CASP après cette date risque une peine de prison de deux ans et une amende de 30 000 €, conformément aux Articles L. 54-10-4 et L. 572-23 du Code monétaire et financier.
De plus, les autorités surveilleront la conformité et pourront engager des actions de sanction en cas d’infractions. L’AMF peut publier une liste noire des prestataires non enregistrés et émettre des avertissements publics. Si nécessaire, elle peut également engager des poursuites pour bloquer l’accès aux sites web des prestataires non autorisés.
Cessation ordonnée des activités et protection des clients
Les DASPs qui prévoient de ne pas être en mesure de se conformer à MiCA le 1er juillet 2026 sont fortement encouragés à planifier une cessation ordonnée de leurs activités. L’AMF recommande à ces prestataires de limiter leurs opérations aux seules activités strictement nécessaires à la liquidation de leur entreprise à partir du 30 mars 2026, au plus tard.
Ce plan de liquidation doit prioriser la protection des détenteurs de crypto-actifs. Il doit garantir que les clients puissent récupérer leurs actifs, soit en les transférant à un CASP autorisé à opérer en France, soit en les vendant, avec un préavis suffisant. Ces mesures visent à éviter les perturbations du marché et les pertes pour les clients durant la transition.
Dans ce contexte, les entreprises se préparant à l’autorisation Mica ou, à défaut, à une sortie ordonnée joueront un rôle central dans la construction d’un écosystème crypto plus sûr et plus transparent en France et dans toute l’Union européenne.
En résumé, la fin du régime transitoire le 1er juillet 2026 marque un tournant pour les prestataires de services de crypto-actifs en France, les obligeant soit à obtenir des licences conformes à MiCA, soit à quitter le marché de manière ordonnée et centrée sur le client.