Messages de BlockBeats, 5 avril, le PDG de Jan3 Samson Mow a publié un message critiquant à nouveau l’intervention du PDG de Coinbase, Brian Armstrong, dans les décisions techniques concernant Bitcoin.
Samson indique que les problèmes mis en évidence il y a 10 ans par Brian Armstrong lors de la « guerre de la taille des blocs » n’ont toujours pas été corrigés : il manque de modestie et d’une compréhension approfondie des enjeux. Il fixe d’emblée un avis, un plan d’action et un calendrier, au lieu d’analyser d’abord les compromis. Le problème de réutilisation d’adresses propre à Coinbase rend l’infrastructure de son portefeuille vulnérable aux attaques par ordinateurs quantiques ; en plus, lors des pics de transactions, l’entreprise a aussi connu fréquemment des pannes. Samson conseille donc à Brian « de d’abord régler ses propres problèmes ».
Samson estime que la menace des ordinateurs quantiques n’existe pas encore réellement et qu’elle ne devrait pas apparaître dans les 10 à 20 prochaines années. Il ne faut donc pas se précipiter pour passer de ECDSA/Schnorr à des signatures post-quantiques ; il faudrait plutôt « résoudre ça le plus tard possible » afin d’éviter des risques encore plus importants.
Samson détaille trois grands inconvénients d’une mise à niveau post-quantique faite à la hâte, comme suit : d’abord, cela pourrait exposer Bitcoin dès maintenant à des attaques menées par des ordinateurs classiques ; ensuite, les signatures post-quantiques ont une taille plus grande de 10 à 125 fois, ce qui réduirait considérablement le débit et pourrait déclencher une « guerre de la taille des blocs 2.0 » ; enfin, cela pourrait servir de cheval de Troie et introduire un RNG ou des portes dérobées cryptographiques.